Projets permanents

Actions et manifestations publiques afin de susciter une prise de conscience et combattre la violence contre les femmes

Convaincues de l’importance capitale de susciter une prise de conscience parmi les jeunes filles afghanes autour de la violence domestique, les mariages forcés, les droits uniquement des pères sur leurs enfants et bien d’autres injustices, nous faisons intervenir des professionnels du droit des femmes dans les écoles et les lieux publics.

Exemples d’éducation civique dans les écoles

En 2016, dans les collèges de la région, les filles entre 14 et 18 ans ont fait un travail de rédaction autour de la violence domestique sur les femmes. Ce travail a été rédigé de manière individuelle ou en groupe, permettant d’échanger et de réfléchir en classe sur la condition de la femme. Le travail le plus complet a été choisi par une commission et lu par leurs autrices lors de la journée du 8 mars, organisée par nos bénévoles. A cette occasion, une petite somme d’argent leur a été remise comme prix.

En 2017, notre travail de promotion durant les années précédentes a abouti à la création d’un comité d’élèves dans les quatre collèges existant à Nimroz. Le comité a pour mission de répertorier les questions et les besoins des élèves et de les transmettre à AWRA afin de mettre ensuite sur pied les interventions appropriées.

Sous l’impulsion d’AWRA, pour la première fois, les jeunes filles ont eu la possibilité de constituer et de jouer dans une équipe de basket entièrement féminine. Un exemple concret des efforts menés pour faire changer les mentalités car auparavant tous les sports étaient strictement réservés aux garçons.

L’équipe gagnante est fière de recevoir la coupe des mains du responsable de la fédération sportive

Education civique sur le droit des femmes dans un collège de garçons

Education civique sur le droit des femmes dans un collège de filles

Exemples de manifestations dans les lieux publics

Le 8 mars 2016, Journée de la femme, nos bénévoles ont fait venir de nombreuses intervenantes de toute la région de Nimroz actives dans le domaine de la promotion des droits des femmes. Cet événement s’est déroulé dans une salle louée par notre association et a permis aux femmes les plus démunies de discuter entre elles des problèmes qu’elles rencontrent quotidiennement et de réfléchir sur une autre manière de concevoir leur existence. A la même occasion et pour enrichir le débat, les élèves ayant gagné le prix de la meilleure rédaction autour de la violence domestique ont lu leur travail.

Afin de rendre la rencontre plus conviviale, un repas a été offert à toutes les femmes présentes.

Depuis 2016, AWRA organise différentes activités de communication incluant des ateliers et des discussions publiques en faveur du droit des femmes dans différents villages ainsi que des tables rondes et débats mensuels à la télévision et la radio. Nous avons également diffusé des messages en faveur du droit des femmes sur des banderoles, affiches placées dans les villages et sur des stylos distribués à la population.

Pour assurer la pertinence et le bon déroulement des interventions, nous nous appuyons sur des professionnels spécialistes des droits humains et avons développé une collaboration avec le Département des Affaires des Femmes, le Département de l’Education et le Département de l’Information et de la Technologie. D’autres acteurs influents ont également été sollicités pour la planification et la mise en œuvre, tels que les notables des tribus, les chefs religieux, les activistes des droits des femmes et le conseil de la province.

Table ronde diffusée à la télévision et à la radio – Débat pour la promotion du droit des femmes - le 11 novembre 2017

Cours d’alphabétisation pour les femmes dans les villages ruraux

Ce projet a démarré en août 2017 pour une durée de 3 années scolaires (août-juin). Il vise à permettre aux femmes vivant dans les régions rurales d'apprendre à lire et écrire. Les femmes analphabètes n’ont pas la possibilité de décrocher un travail, et donc de gagner de l'autonomie. Ne sachant pas lire, elles ne sont pas conscientes de leurs droits et ne peuvent pas les faire valoir.

L’objectif est d’augmenter les possibilités d’embauche pour des emplois proposés chaque année par l’Etat à la population. Ces emplois sont indifféremment proposés aux femmes et aux hommes, voire même la parité est encouragée par l’Etat, mais les lacunes manifestées par la population féminine ne leur permettent pas d’y avoir accès.

Depuis fin août 2017, une classe réunissant 10 à 15 participantes est ouverte dans 10 villages de la province. En tout, 120 femmes suivent le cours de manière régulière, à raison de 5 demi-journées par semaine.

Nos bénévoles sur place ont engagé 6 enseignantes qualifiées originaires de la province qui se déplacent d’un village à l’autre, le matin et l’après-midi.

Elles nous communiquent que les participantes sont assidues, motivées et progressent de manière satisfaisante dans leur apprentissage. Le succès est tel que nous avons d’ores et déjà des demandes d’augmentation du nombre de classes pour les années à venir.